L’Acatenango, le dormant
Le volcan Acatenango est le 2e plus grand volcan du Guatemala. Situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, il culmine à plus de 3 976m. Volcan « dormant », sa dernière éruption remonte aux années 1970. Au sommet, les températures presque glaciales contrastent avec la chaleur de la terre générée par l’activité volcanique. Alors que son voisin, le volcan Fuego, s’apprête à entrer en éruption, on peut apercevoir les chiens errants s’agiter en regardant les immenses élévations de fumées. Dans la cosmologie maya, les volcans étaient considérés comme des lieux sacrés permettant de communiquer avec les dieux.
Le Fuego, l’éveillé
Le volcan Fuego (3 763 m), situé en face de l’Acatenango, entre en éruption environ toutes les 15 minutes. Chaque jour, plusieurs centaines de touristes arpentent les sentiers pour observer le phénomène. En seulement quelques années, le tourisme de masse s’est rapidement développé et le nombre de guides s’est multiplié. Aujourd’hui, près de 70 agences ont installé leurs campements de base sur les hauteurs de l’Acatenango. Carlos (24 ans), notre guide, effectue l’ascension une fois par semaine depuis 5 ans. Il travaille pour une petite agence familiale (ASOAVA) engagée dans le tourisme responsable. Fondée en 2014, cette agence faisait partie des premières. À ses débuts, un guide accompagnait 1 à 2 personnes. Désormais, les groupes peuvent compter jusqu’à 18 personnes.
“Grand-mère Atitlan”
Souvent considéré comme l’un des plus beaux lacs au monde, le lac Atitlán fascine depuis des siècles. Surnommé « grand-mère Atitlán » et vénéré par les communautés mayas, il aurait également inspiré l’histoire du Petit Prince de Saint-Exupéry. Niché dans les hautes terres du Guatemala, ce lac d’origine volcanique s’est formé il y a près de 80 000 ans à la suite de violentes éruptions. Le lac est entouré de trois volcans imposants et verdoyants, dont les pentes fertiles sont propices aux cultures de café et de maïs. Sur ses rives se trouvent une dizaine de petits villages traditionnels, chacun avec une identité propre, influencée par les différentes communautés mayas qui y vivent. Certains villages ne sont accessibles que par lancha, un petit bateau à moteur typique. Aujourd’hui, le lac est gravement menacé par la pollution liée aux activités humaines. Le rejet des eaux usées, l’augmentation du tourisme, ainsi que l’épandage massif d’engrais et de pesticides dans les cultures environnantes ont favorisé la prolifération d’une bactérie difficile à éradiquer, d’autant plus que le lac, endoréique, ne possède pas d’exutoire naturel, hormis l’évaporation et les infiltrations.
“Chichi” le plus vieux marché maya
Perchée à plus de 2 000 mètres dans la région montagneuse de Quiché, la ville de Chichicastenango abrite le plus grand et le plus ancien marché maya d’Amérique centrale. Certaines communautés de la région parcourent plusieurs centaines de kilomètres pour y vendre leurs marchandises. Tous les jeudis et dimanches, la ville s’anime dans une cacophonie vibrante et colorée, où se mêlent le brouhaha des négociations, les étals débordants de textiles, poteries, fruits, légumes et épices, ainsi que les fumées émanant des tortillas sur le grill. Au cœur du marché, se dresse l’Église de Santo Tomás, où les marchandes de fleurs se rassemblent sur ses marches. On y observe également de nombreux rituels religieux, témoignant de l’influence du catholicisme dans la culture maya. Malgré l’afflux de touristes, Chichicastenango a su conserver son authenticité et demeure un lieu emblématique des traditions et de la culture maya.
Antigua : entre héritage colonial et culture maya
À Antigua, le passé et le présent s’entrelacent au milieu d’une architecture et d’un paysage spectaculaires. Entourée par les imposants volcans Agua, Fuego et Acatenango, cette ancienne cité coloniale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, se distingue par ses rues pavées en pierres volcaniques, ses façades colorées et son ambiance animée. Elle se distingue surtout par sa richesse culturelle et historique. Ses imposantes ruines coloniales racontent un passé douloureux marqué par l’influence espagnole et catholique, tout en contrastant aujourd’hui avec l’effervescence de la culture maya qui anime les rues.